Temple Grandin – Ma vie d’autiste

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Résumé

« J’avais 6 mois quand ma mère s’est rendue compte que je me raidissais dès qu’elle me prenait dans ses bras. Quelques semaines plus tard, alors qu’elle me câlinait, je la griffai, comme un animal pris au piège, pour échapper à son emprise. »
Le diagnostic tombe comme un couperet : Temple est autiste. Pourtant, des années plus tard, se jouant du verdict des experts, elle entreprenait des études supérieures et menait à bien une carrière internationale comme conceptrice d’équipements agro-alimentaires.
Si les mots de Temple nous touchent, c’est parce qu’ils nous montrent l’autisme de l’intérieur, dans ses manifestations les plus intimes; si son témoignage nous étonne, c’est parce qu’il proclame que cet autre monde mental n’est pas si éloigné du nôtre.

Mon avis

J’ai découvert ce livre à la fac, et je ne m’attendais pas à un tel choc. L’autisme est malheureusement communément représenté comme une pathologie qui rend « bête ». Pour exemple les phrases du genre « regarde-moi cet autiste » pour se moquer d’une autre personne. Temple nous montre et surtout nous prouve que cette pathologie a un sens, qu’elle est autre chose que de la stupidité, que les caractéristiques balancements répétés ont une fonction, et que surtout, même si elle rend différents de la norme (sociale, notamment) sur beaucoup de points, les personnes autistes voient le monde, ressentent des choses, peuvent éprouver de la souffrance, de la joie, de la curiosité, et que malgré l’apparence étrange de leur comportement se cachent des individus qui valent la peine d’être connus et encouragés comme tout à chacun. Ce livre développe notre empathie et fait régresser notre tendance à repousser instinctivement ce qui nous semble bizarre car par définition incompréhensible. Le parcours de Temple est incroyable (bien que je ne sois pas tout le temps d’accord avec sa façon de penser, notamment concernant les abattoirs), et il se doit d’être reconnu.

Quelques citations

« Aujourd’hui, mes souvenirs d’enfance sont comme une tapisserie somptueuse. Je peux encore revoir des morceaux de l’étoffe, très nettement. »

« Une autre chose que je n’ai jamais dite au psychiatre, c’était mon désir de construire un appareil qui me procurerait du bien-être par le contact. Même moi, je sentais que ce genre d’idée serait inscrit dans la colonne « bizarre » sur mon tableau. Mais si, au lieu de me noyer dans un raz de marée de stimuli incontrôlés quand ma tante obèse me faisait un câlin, j’avais eu un appareil à bien-être, peut être que le discours ridicule et répétitif sur le sexe qui m’avait attiré tant d’ennuis ne serait jamais apparu. »

« Instinctivement, nous menons presque tous notre vie de façon à faire plaisir à ceux qui nous entourent, et ainsi, nous acquérons le sens des convenances. »

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